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Art Base – Samedi 17/06/17 – 20h00
29 rue des Sables Zandstraat – 1000 Bruxelles. Plus d’information ICI

Tristan Driessens : oud, lavta
Ruben Tenenbaum : violon
Simon Leleux : percussions
Formule réduite du sextuor Lâmekân Ensemble, ce trio invite à (re)découvrir la musique classique ottomane à l’occasion de la sortie du coffret The Book of Lovers.
Tristan Driessens, Ruben Tenenbaum et Simon Leleux vous proposent une musique d’une grande profondeur et librement inspirée par la ville d’Istanbul, qui rend hommage au dialogue improvisé et qui met en évidence la virtuosité instrumentale de chacun.

Il est arrivé. Chez tout bon disquaire, à la FNAC, sur le web… il suffit de vous promener pour l’y trouver.
DÉDICACE après le concert du 13 mai – 20h00
Tristan Driessens le dédicacera ce samedi 13 mai après le concert de 20h00, au Théâtre Molière à Bruxelles > |CLIC| < Théâtre Molière, Galerie de la Porte de Namur, 3 Square du Bastion, 1050 Bruxelles
Venez nombreux au Théâtre Molière (Galerie de la Porte de Namur, 3 Square du Bastion, 1050 Bruxelles), ce samedi 13 mai 2017, à 20h00 ! Un événement organisé par Muziekpublique |SITE|

L’Ensemble Lâmekân y présente son premier coffret chez Cypres, consacré à la musique classique ottomane : The Book of Lovers.

Tristan Driessens, joueur de oud et directeur de l’ensemble, y dédicacera les coffrets disponibles à l’achat sur place.
Quelques liens alléchants :
Dans la conception soufie, le “lieu” modal (ou makam) symbolise l’approche de la source divine : chaque makam est une étape successive dans l’ascension de l’homme vers ce point culminant idéal qui est le « non-lieu » : lâmekân. La musique est une quête de l’extase, une ascension spirituelle libératrice. “Mon lieu est le nulle-part, mon signe est le non-signe”, écrit Rûmî. (Tristan Driessens, oud, direction du Lâmekân Ensemble, musicologue)

Depuis 2011, l’Ensemble Lâmekân, au-delà de tout lieu, invite à (re)découvrir la beauté de la musique ottomane vocale et instrumentale. Il se produit en Belgique, en France, en Turquie et en Azerbaïdjan. De grands maîtres de la musique turque le rejoignent régulièrement, tels que Derya Türkan, Necati Çelik, Murat Aydemir ou Burcu Karadağ. L’Ensemble Lâmekân a reçu en mars 2015 le troisième prix du Festival International Mugham à Baku.

Ses six musiciens sont cosmopolites : de la Belgique à la Turquie, en passant par la France et l’Allemagne et sautant jusqu’en Afrique. Tous ont reçu des formations poussées auprès de maîtres du répertoire.
Photographie des musiciens © Mahmut Ceylan
Tristan Driessens

Tristan Driessens est reconnu en Belgique comme l’une des principales références en musique classique turque. Il s’est spécialisé dans le domaine du makam, langage modal de la musique ottomane. De 2009 à 2012, il a séjourné à Istanbul afin de se perfectionner auprès du maître de oud, Necati Çelik.

Ridvan Aydinli

Ridvan Aydinli s’est spécialisé dans le chant ottoman et le ney auprès de Hakan Alvan, Fikret Bertug et Ahmet Sahin. Il a été soliste et neyzen dans l’ensemble Istanbul University Icra Heyeti qui a donné de nombreux concerts aux quatre coins de la Turquie. Il rencontre Tristan Driessens à Venise en 2012 où tous deux se produisent aux côtés de Kudsi Erguner (maître neyzen) dans l’ensemble Birûn.

Ruben Tenenbaum

D’origine française, Ruben Tenenbaum mène depuis 2009 une carrière de violoniste à Istanbul. Il a étudié auprès de Serdar Pazarcioğlu, Necati Çelik, Derya Türkan, Kemal Demir et Fahrettin Çimenli qui contribuent largement à sa connaissance remarquable du makam et du violon ottomans. En 2011, il fonde l’Ensemble Lâmekân aux côtés de Tristan Driessens qu’il rencontre à Istanbul.

Muhittin Kemal Temel

Né à Karlsruhe, Muhittin Kemal Temel commence l’apprentissage du kanun auprès d’Eyüp Firat. Il étudie le chant et la musique classique turque sous la direction de Ismet Alpaslan et devient l’élève de Göksel Baktagir. Cofondateur de l’Académie de musique orientale de Mannheim, il enseigne le kanun et le makam depuis 2015 à l’Académie Pop de Mannheim.

Simon Leleux

Spécialiste en percussions arabes et du Moyen Orient, Simon Leleux débute avec la darbuka, son instrument de prédilection. Formé par de nombreux maîtres tels que Zohar Fresco, Ahmet Misirli ou Pedram Khavarzamini, il se concentre depuis 2014 sur l’étude du doholla avec Levent Yildirim, à l’origine de cet instrument. La musique ottomane et le système rythmique que lui enseignent Kudsi Erguner lui valent en 2015 une grande distinction au conservatoire de Rotterdam.

Robbe Kieckens

Robbe Kieckens découvre les percussions en Afrique, où il passe presque toute son enfance. De retour en Belgique, il étudie le rythme, du flamenco à la musique africaine, en passant par les percussions turques et persanes. Rythmicien très apprécié, il suit des master classes auprès de Zohar Fresco, Pedram Khavarzamini et Fahrettin Yarkin.

Le 13 mai 2017, à 20h00, Muziekpublique présente, au Théâtre Molière (Galerie de la Porte de Namur, 3 Square du Bastion, 1050 Bruxelles) le concert de sortie du CD du Lâmekân Ensemble chez Cypres : The Book of Lovers ! Avec Derya Turkan, maître du kemençe, venu spécialement de Turquie.

Une immersion dans cinq siècles de musique ottomane vocale et instrumentale
Enregistré par le Lâmekân Ensemble à Istanbul, à la croisée des cultures orientales et occidentales, ce coffret inédit “nous permet d’apprécier une splendide interprétation de la musique ottomane et nous prouve l’universalité de toutes les expressions musicales classiques.” (Kudsi Erguner – maître neyzen, écrivain, musicologue)
Lâmekân Ensemble
Tristan Driessens : oud, direction musicale
Rıdvan Aydınlı : chant, ney
Ruben Tenenbaum : violon
Muhittin Kemal Temel : kanun
Simon Leleux : bendir, daire, darbuka
Robbe Kieckens : kudüm ; riqq, daire
Derya Türkan_kemençe
LIENS UTILES sur RADIO CYPRES
Notre teaser de présentation du coffret
Une interview de Tristan Driessens par PointCulture Bruxelles
SORTIE LE 12 MAI 2017 – Digipak 2CDs
Concert officiel de présentation du coffret : 13 mai 2017 : Ixelles, Théâtre Molière, 20h00 / Lâmekân Ensemble et Derya Turkan (kemençe).
Cinq siècles de musique ottomane | Enregistré par le Lâmekân Ensemble à Istanbul, à la croisée des cultures orientales et occidentales, ce coffret inédit “nous permet d’apprécier une splendide interprétation de la musique ottomane et nous prouve l’universalité de toutes les expressions musicales classiques.” (Kudsi Erguner – maître neyzen, écrivain, musicologue)
Notre teaser + Une interview de Tristan Driessens par PointCulture Bruxelles

COFFRET DOUBLE
Le premier disque donne la part belle au chant classique dès l’âge d’or de l’Empire ottoman. Du père fondateur Abdülkadir Meraghi (†1435) à Dimitrie Cantemir (1673-1723) en passant par Ali Ufki (1610-1675), la musique de cette époque porte des résonances persanes et révèle un lien manifeste avec la Renaissance européenne.
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Le second disque fait resurgir les espaces musicaux d’Istanbul au XIXe siècle, où se perpétuait la grande tradition du makam (mode et itinéraire mélodique à micro-intervalles). Du palais de sultan Selim III aux bars persans (les meyhane), les chefs-d’œuvre de compositeurs phares comme Numan Ağa (1750-1834), Hacı Arif Bey (1831-1885) et Tanburî Cemil Bey (1871-1916) déploient les multiples visages d’une musique urbaine qui atteint son paroxysme.
Lâmekân Ensemble : Tristan Driessens : oud, direction musicale | Rıdvan Aydınlı : chant, ney | Ruben Tenenbaum : violon | Muhittin Kemal Temel : kanun | Simon Leleux : bendir, daire, darbuka | Robbe Kieckens : kudüm ; riqq, daire |
Musiciens invités : Derya Türkan_kemençe | Murat Aydemir_tanbur |Burcu Karadağ_ney | Serdar Bişiren_bendir, daire (15) | Yusuf Tarık Günaydın_tanbur (11)
Les six musiciens de l’Ensemble Lâmekân, spécialistes du répertoire, invitent des maîtres de la musique turque à traverser 5 siècles de musique classique ottomane instrumentale et vocale, dans un enregistrement à Istanbul.
Du makam au lâmekân – D’ici-même vers l’ailleurs
Kayd et beni de defter-i uşşâka a mâhım | “Ô ma lune, inscris-moi au Livre des Aimés”
L’étymologie du mot uşşâk signifie littéralement “les aimés”. Outre la référence à un mode fondamental de la musique turque (ou makam) – très présent à travers le répertoire de ce coffret – le titre principal Defter-i Uşşâk – The Book of Lovers s’inspire de l’amour spirituel qui réunit, au XIIIe siècle, le poète Mevlânâ Celâlû’ddîn Rûmî et son maître, le soufi errant Shams de Tebriz. Après la mort de celui-ci, Rûmî lui dédia ses poèmes mystiques (Divân-e Shams) habités par la présence d’un “au-delà de tout lieu”, un ailleurs hors de l’espace et du temps. Dans ce coffret retentissent les voix de différents poètes à travers les siècles, toutes résonant de cet ailleurs évoqué par Rûmî.
Or makam signifie “lieu” tout autant qu’il se traduit par “mode”. Il fonde et définit le langage musical savant de tout le Moyen-Orient qui oppose la pluralité modale à l’harmonie de la musique classique occidentale. Dans la conception soufie, le “lieu” modal (ou makam) symbolise l’approche de la source divine : chaque makam est une étape successive dans l’ascension de l’homme vers ce point culminant idéal qui est le « non-lieu » : lâmekân. La musique est une quête de l’extase, une ascension spirituelle libératrice. “Mon lieu est le nulle-part, mon signe est le non-signe”, écrit Rûmî.
Au coeur du Livre des Aimés (Defter-i Uşşâk) que présente l’Ensemble Lâmekân, le mode (ou makam) Uşşâk est un lieu primordial parmi les multiples modes de la musique ottomane. Chaque instrumentiste y déploie la justesse de sa propre intonation pour accompagner le chanteur. L’unisson des voix et instruments différenciés rehausse la beauté pure de la ligne mélodique.
Tristan Driessens, joueur de ‘ûd, musicologue
SORTIE MARS 2017
L’Oreille de Mélanie est un intense voyage musical en hommage à la passionnée de musique qu’était Mélanie Defize (4 octobre 1986 à Huy – 22 mars 2016 à Maelbeek).

Ici-bas, Mélanie Defize n’est plus, disparue dans l’attentat du métro Maelbeek à Bruxelles le 22 mars 2016. Mais sa présence toujours vive, son espièglerie et sa curiosité nous inspirent une promenade musicale au gré de ses coups de cœur et des nôtres, comme pour la surprendre encore.
Mélanie travaillait pour le label Cypres depuis 2012. Passionnée de musiques anciennes, elle s’était intéressée à l’émergence d’une conception vocale pour les voix féminines, à travers les madrigaux de Maddalena Casulana, première compositrice occidentale à avoir été publiée.
Cette jeune violoniste baroque de 29 ans, musicologue et férue de musicothérapie, restait une chercheuse insatiable et préparait le diplôme universitaire d’Histoire de la médecine à Paris Descartes : au sein de cet institut, elle était une musicologue parmi les cardiologues, une femme parmi les hommes. Ouverte à tous les genres musicaux, soucieuse des interprètes et des compositeurs, Mélanie butinait avec sérieux l’art, la science et la vie.
L’Oreille de Mélanie est le premier album de la collection Cypressentiel qui distillera désormais les indispensables du label, les CD qu’on emporterait sur une île déserte, les coffrets d’art ou les compilations insolites. Nous le lui dédions avec la même joie, qu’espérons-le, elle aurait eue à le découvrir.
Une promenade musicale
L’Oreille de Mélanie est une promenade musicale de 77 minutes, un itinéraire libre et sensible qui nous rappelle Mélanie, ses goûts éclectiques, sa drôlerie et son intelligence.
Elle aimait le baroque, les voix féminines des pièces de Maddalena Casulana, les couleurs chatoyantes des ensembles Huelgas et Accordone, les belles envolées violonistiques, le clavecin « sauvage », les folles cavalcades des pianos de Prokofiev et Moussorgski,… et tout autant le reggae brésilien, le tango de Gardel revisité par José van Dam ou la variété anglaise et francophone.
Les déambulations de cet album sont aussi les nôtres, dans l’audace et l’émotion : qu’aurait-elle pensé de la présence de Drowning girl de Romitelli qui nous étreint à son souvenir ? Aurait-elle souri en écoutant Les amies de Mélanie, d’Alain Chamfort ?
Nous lui avons réservé trois inédits de Cypres à paraître cette année, et puisé chez des labels amis des titres qu’elle défendait, aurait aimé produire ou qui l’auraient touchée.
Aussi nous remercions tous les artistes, de Cypres et d’ailleurs, qui ont chaleureusement accepté de figurer sur cet hommage musical.
Une part des bénéfices de la vente de cet album sera versée à la recherche en musicothérapie au sein des Cliniques universitaires Saint-Luc, en accord avec les convictions et l’engagement de Mélanie.

TRACKLIST
UN HOMMAGE À MÉLANIE DEFIZE
À travers cette dédicace, c’est aussi à toutes les victimes de l’ignorance et de la barbarie que nous souhaitons rendre hommage.
Extraits du livret
Comme les artistes et les labels qui ont gracieusement participé à cet hommage, quelques-uns de ses amis ont contribué à la rédaction du livret : lettre, photographie, pensée, dessin tendres et discrets.

© Benoît van Innis, « Portrait », Station de métro Maelbeek / La larme est un ajout spontané à l’œuvre originale, initiative anonyme née dans l’émotion de la journée du 22 mars 2016, effacée par la suite puis redessinée pour notre album.

Une telle proposition musicale est forcément subjective : à son oreille se juxtapose la mienne, s’y ajoutent des suggestions qui font résonner en moi sa personne, racontent une histoire et appellent des sentiments divers : bonheur, intensité, tristesse, douleur de l’absence.
(…)
Une musique vive, intense, un brin irrévérencieuse, telle que Mélanie m’est apparue le soir du 21 mars 2016.
Cédric Hustinx, L’écho de la grâce

(…) Tu es partie, d’un pas léger, un matin de printemps, mystérieux et drôle petit violon baroque. Et la seule qui soit indicible, à bien y réfléchir, c’est toi.
Mais qu’à cela ne tienne, car pour moi, pour nous, tu es dans les silhouettes délicates aperçues à contre-jour, tu es dans le Baiser de Magritte, tu es dans la lumière telle que l’exaltent les caravagistes (et pas seulement les Flamands). Tu es dans chaque petite fleur pourpre qui éclot, tu es dans chaque petit Bouddha, pas si tranquille mais ô combien rieuse et bienveillante. Tu es dans chaque gorgée de vin d’Arbois, dans chaque calembour abscons sur Schubert ou Zola, dans chaque bière spéciale qui fait chavirer un peu vite. Tu es dans chaque matin frais, tu es dans chaque fugue des Sonates pour violon seul de Bach, tu es dans chaque petit chat noir primesautier croisé. Tu es dans l’Ecume des jours et dans les Petites Musiques de nuit, et contre cela personne, personne ne peut rien. (…)
Hélène Musquar Delanchy, Lettre à Mélanie